Au cours de la 1ère consultation, nous explorons trés précisément votre problème.
A ce moment, la plupart d'entre vous répondez à mes questions du mieux que vous le pouvez jusqu'au moment où... vous donnez un nom à ce dont vous souffrez. Et c'est à ce moment que tout s'enclenche. C'est ce que j'appelle "le coup d'internet".
Internet et l'argent. Un duo à risques.
Vraisemblablement pour des questions d'argent, vous consultez souvent internet pour trouver des réponses à vos légitimes questions, et des solutions à vos problèmes. Cela vous évite de vous rendre chez un spécialiste, et de dépenser de l'argent alors que la réponse que vous cherchez est sûrement sur... internet.
A force de compulser des documents - des pages et des pages web à n'en plus finir -, vous pensez en toute bonne foi apprendre à comprendre puis à contrôler votre problème. A force de recherches sur internet, vous vous étiquettez comme souffrant d'une pathologie ou d'une autre.
Fort(e) des informations collectées sur internet, vous expérimentez les solutions que vous avez lu. Les semaines, les mois voire les années passent sans que le problème dont vous souffrez ne soit résolu en tout ou partie. Parfois, de façon inattendue, vous vous sentez mieux puis vos symptômes s'aggravent de nouveau.
Alors, vous accentuez le contrôle de ce même problème en cherchant encore plus de solutions sur... internet. Pendant ce temps, vous ne consultez pas, donc ne dépensez pas d'argent. Calcul simple mais qui va se retourner contre vous. Pourquoi?
L'erreur est humaine
En cherchant des solutions par vous même, vous accédez à des informations que vous sortez - en toute bonne foi - de leur contexte. Ce
qui fonctionne pour l'un ne fonctionne pas pour l'autre - parfois à cause
d'un détail infime qui a toute son importance -. Tout est toujours différent.
Vous êtes dans le problème. Celui-ci vous aveugle. Vous ne risquez donc pas de trouver la solution par vous même. Sinon... ce serait déjà fait et vous ne seriez pas entrain de lire les pages de ce site internet lié à la thérapie comportementale.
Tout est une question de personne et de contexte. Ce faisant, le fruit de
vos recherches vous permet de vous "identifier" comme souffrant de telle
ou telle pathologie - du moins finissez vous en par vous en convaincre - et d'y associer la ou les solutions que vous pensez bonnes pour vous.
Vous "identifier" ne résout pas votre problème. Par contre, vous continuez à faire des économies. Qu'est-ce qui est plus important pour vous? Trouver des solutions hypothétiques en pensant que cela va s'améliorer, vous ranger dans une "case pathologique" à laquelle vous pensez correspondre, faire des économies d'argent, ou, enfin, guérir définitivement?
Consulter. Une vraie solution
Le temps passe, et rien ne change. Votre problème s'aggrave. Vous décidez donc de téléphoner pour prendre rendez-vous. Mais vous trouvez les consultations chères. Trop chères. C'est vrai çà! C'est qui ce type qui a presque suivi 10 ans d'études et qui - en plus d'écrire qu'il pense qu'il est un bon thérapeute - se permet de demander ce tarif de consultation thérapeutique? Comme m'a dit quelqu'un un jour "... c'est n'importe na ouak!... " (dixit).
Alors, vous ne venez pas et, parfois, vous ne prévenez pas que... vous ne viendrez pas. Las, vous retournez sur internet. Vous cherchez et cherchez encore. Vous parcourez des articles, lisez des livres qui - pour la plupart - vous proposent des solutions miracles. Comme à propos des régimes alimentaires. Mais vous continuez à faire des économies. Ainsi, vous persistez à demeurer dans le court terme, dans le contrôle, dans la vision à courte pointe. Le tout, bien sûr, en redoutant que votre problème ne se voit trop. Alors, vous renforcez le contrôle.
Les semaines, les mois voire les années passent, encore et toujours, et rien ne change. Mais vous le maitrisez votre problème, hein? Du moins tentez vous de vous en convaincre. Vous réussirez là ou les autres ont échoué. Vous faites quoi, là? C'est de l'inconscience? Du déni? De l'orgueil? De la manipulation?
Vous réagissez mais vous n'agissez pas. Un peu comme si vous passiez du temps sur internet pour acheter quelque chose qui est vendu "X" fois moins cher que dans le commerce. Vous ne souhaitez pas prendre la réelle mesure de l'énergie que vous dépensez - que vous gaspillez - et de tout ce que cela va vraiment vous coûter (argent, ami, famille, temps, émotions). Une telle débauche pour un si maigre résultat. C'est décourageant n'est-ce pas?
Vous pouvez bénéficier d'une bien meilleure qualité de service à proximité de vous. Faites juste l'effort de vous déplacer. C'est une question de choix. Mais choisir, c'est renoncer.
D'aucuns expriment que cela leur aurait couté encore moins cher, en termes économiques comme en terme d'investissement personnel pour un résultat bien supérieur... s'ils s'y étaient pris plus tôt. Qu'ont ils fait de différent ces gens là?
Ils ont lâché prise et accepté que la solution n'est pas dans la toile, mais dans leur relation de confiance avec un professionnel thérapeutique. C'est bien, c'est mieux, c'est humain et, à bien y réfléchir, ça coûte moins cher. Je crois que cela s'appelle un investissement.
Oui, internet est un outil prodigieux d'accession à l'information. Oui, internet démysthifie la relation thérapeutique. Oui, internet est un outil de démocratie active. Mais, que faire d'une information, seule, bien seule, parce que sortie de son contexte? Ne vaudrait il pas mieux considérer internet avec objectivité, en prenant la mesure de soi et de son contexte?
Dans le cas contraire, êtes-vous prêt(e) à assumer tous les risques et conséquences liés aux fruits de votre auto manipulation aggravée par votre absence d'exercice de votre libre arbitre?
Suggestion
Arrêtez de lire des ouvrages de vulgarisation psychologique à vision thérapeutique. Laissez ce soin aux professionnels (qui, parfois, ont bien du mal).
Lisez des des ouvrages qui vous offrent du plaisir. Dans le cas contraire, vous prenez le risque de faire comme si je voulais maitriser les activités boursières mondiales et, ainsi, devenir riche - faire du trading sur les cours, par exemple - sous le prétexte que j'ai lu quelques dizaines de pages traitant de ces questions... sur le net, ou dans un ouvrage que j'aurais acheté chez un libraire.